Nogent. Ce nom inscrit sur les lames des couteaux et ciseaux est souvent confondu avec Nogent-sur-Marne ou Nogent-sur-Seine… Le seul Nogent qui n’ait pas d’additif à son nom, c’est bien ce Nogent de Haute-Marne, mondialement renommé et encore si peu connu.
Bâtie sur un éperon rocheux, la ville haute domine la vallée de la Traire, affluent de la Marne. L’existence de mégalithes (dolmens) prouve son origine fort ancienne.
A l’époque romaine le site se trouve sur le passage de la voie qui mène de Langres à Trêves, mais ce n’est qu’au 11ème siècle qu’il est fait mention de Nogent pour la première fois (Nogentum).
Au 12ème siècle les moines de Dijon construisent dans la ville basse l’église saint Germain.
Propice à l’installation d’un château-fort et fief important au Moyen-Âge, Thibaut V, comte de Champagne, s’en empare en 1284 et affranchit les habitants.
En 1285, Nogent, avec la Champagne, est intégré au domaine royal.
Durant la guerre de Cent Ans (1337-1453), les Anglo-Bourguignons s’emparent de la ville en 1417. En 1486, la peste s’ajoutant au fléau de la guerre, le pays est ruiné et il ne reste que 92 habitants.
A la fin du 17ème siècle, il ne reste rien du château-fort. Seule subsiste aujourd’hui une tour d’angle, reconstruite au 19ème siècle.
Au 18ème siècle, la coutellerie prend son essor et atteint son apogée à la fin du 19ème. L’activité industrielle est prospère : des usines se créent et le bassin nogentais compte alors 6000 couteliers. A la fin du 19ème, avec le développement de l’administration des postes, la cité change plusieurs fois de nom : Nogent-les-Couteaux ; Nogent-le-Roy ; Nogent-en-Bassigny et enfin Nogent depuis 1972.
Aujourd’hui Nogent, ville de 4500 habitants se trouve à proximité des autoroutes A31 et A5. Dans un cadre boisé, calme et verdoyant, elle n’est plus qu’à 2 heures et demie à peine de Paris, Lyon, l’Allemagne.
Cette situation favorable place le bassin nogentais en pleine modernisation, en excellente position dans l’Europe.